Prêt à relever le challenge ?

Localisez-vous pour connaître la consommation électrique de votre ville.

C’est quoi ce froid ?

Si ÉcoWatt existe, c’est pour vous aider à adopter une consommation électrique plus éclairée toute l’année. Incluant ces soirées d’hiver où les kwh grimpent quand le thermomètre baisse… Mais pourquoi d’ailleurs ? On vous explique !

 

La pointe de conso, c’est chaud

ThermomètreContrairement à vos biscuits préférés, l’électricité ne se stocke pas. En tous cas pas à l’échelle d’une ville, d’une métropole, d’une région ou même d’un pays. Ce qui veut dire que les producteurs d’électricité et le gestionnaire du transport électrique haute tension (RTE) doivent garantir, à chaque seconde, qu’il y a sur le réseau l’energie que demande votre frigo… Et les milliards d’autres appareils électriques utilisés au même instant. Le plus souvent, cette consommation reste dans des proportions raisonnables. Mais il arrive qu’elle s’emballe. Quand tous nos besoins électriques augmentent au même moment, et qu’on se met tous à demander plus d’électricité que d’habitude, on parle alors de pointe de consommation électrique. C’est le laps de temps plus ou moins long où la conso est au plus haut sur le réseau… Où elle peut même battre un record annuel. Pour les producteurs, distributeurs et fournisseurs d’électricité, ces pointes sont parfois compliquées à gérer. Il faut faire redémarrer de moyens de production au fioul ou au charbon pour apporter la puissance nécessaire. Il y a un prix climatique à cela… Et la facture est salée.

 

L’hiver n’est pas là où on le croit

Mais pourquoi les pointes de consommation ont elles lieu plutôt l’hiver, entre 18 et 20 heures, les soirs de grand froid ? Il faut d’abord comprendre ce qu’est vraiment l’hiver. Pour le calendrier, ça commence le 21 décembre, jour du solstice et donc d’ensoleillement minimal. Pour les météorologistes, l’hiver commence… le 1er décembre. Explication : les saisons météorologiques ne sont pas déterminées par les durées d’ensoleillement, mais par les températures. Or, le 21 décembre n’est pas le jour le plus froid de l’hiver. Du fait de l’inertie de l’atmosphère, ce n’est qu’à la mi-janvier que les températures sont au plus bas. La météorologie place donc le milieu de l’hiver à ce moment-là, et répartit la saison autour de ce repère en trois mois pleins : décembre, janvier, février.

 

Mon froid n’est pas ton froidchaussettes

Et pour nous, les gens, ça commence quand, l’hiver ? Ni le 1er, ni le 21 décembre. L’hiver commence… Le jour où on ressent le froid qu’on associe à l’hiver. Non seulement cette perception physiologique de la température varie d’un individu à l’autre, mais elle est aussi fonction des conditions atmosphériques. Ainsi, les météorologues font la différence entre la température de l’air (mesurée sous abri par une sonde placée à 1,5 m du sol), et la température ressentie, qui prend en compte l’impact du vent sur la sensation de froid. Deux exemples pour vous donner une idée : 0°C à Rennes en plein soleil et sans vent donne une température ressentie proche de 10°C, tandis que 0°C à Arles à la nuit tombée sous un Mistral de 60 km/h nous entraînent plutôt vers – 9°C. Ces facteurs, associés à la prédominance de l’électricité dans nos modes de chauffage, et à une perception du confort thermique là encore très variable (d’une personne à l’autre, d’un ménage à l’autre, d’une maison ou d’un lieu de travail à l’autre), participent à la hausse de la consommation énergétique observée quand il fait froid. Notamment entre 18 et 20 heures, quand bureaux et magasins sont encore ouverts alors que la vie reprend dans les logements… En Provence-Alpes-Côte d’Azur, par exemple, - 1° au thermomètre donne + 245 MW de plus au compteur… La consommation d’une ville comme Toulon !